Cour Hospices BeauneCour Hospices Beaune
©Cour Hospices Beaune|Michel Baudoin

Hôtel-Dieu - Hospices de Beaune

Site de visite incontournable de la Bourgogne

C’est le monument historique qui évoque le mieux la Bourgogne. Son architecture de style gothique et ses toits de tuiles vernissées, sa vocation charitable et hospitalière ainsi que ses œuvres d’art sont emblématiques de la Bourgogne des grands ducs d’occident ou de la Bourgogne du 15ème siècle ou de l’âge d’or du duché de Bourgogne.

La Bretagne a ses phares, en Bourgogne, nous avons les Hospices de Beaune. Prêts pour la découverte et l’émerveillement ? Suivez-nous.

Les Hospices de Beaune

L’héritage d’un couple de bienfaiteurs

Pendant la Guerre de Cent Ans, au XVème siècle, la France est affaiblie. Les campagnes sont dévastées. La peste noire a fait des ravages. La population a baissé de moitié. C’est alors que le Chancelier Nicolas Rolin  s’inspire des fondations hospitalières flamandes pour faire bâtir l’Hôtel Dieu de Beaune. Avec son épouse, Guigone de Salins, ils souhaitent offrir aux plus nécessiteux un lieu d’assistance et de soins. C’est ainsi qu’est foncé en 1443 ce monument emblématique de la Beaune et de la Bourgogne.

Moi, Nicolas Rolin, chevalier, citoyen d’Autun, seigneur d’Authume et chancelier de Bourgogne, en ce jour de dimanche, le 4 du mois d’août, en l’an de Seigneur 1443 … dans l’intérêt de mon salut, désireux d’échanger contre des biens célestes, les biens temporels … je fonde, et dote irrévocablement en la ville de Beaune, un hôpital pour les pauvres malades, avec une chapelle, en l’honneur de Dieu et de sa glorieuse mère …

Nicolas Rolin - 1443

Les tuiles vernissées

L’empreinte architecturale de la Bourgogne

Vous passez le porche de cette bâtisse en pierre de taille, à la monumentale toiture d’ardoise, qui s’élève face au centre de Beaune. Vous avez encore le nez sur votre billet et vous ne vous attendez pas à ce que vous allez découvrir. Vos pieds heurtent doucement les pavés et vous levez enfin la tête. Vous êtes stoppé net. La cour de l’Hôtel-Dieu (dits Hospices de Beaune) se dévoile, majestueuse, splendide, inattendue.

Votre regard est émerveillé par la toiture de tuiles vernissées aux motifs polychromes. Ce symbole de prestige couvre généralement les charpentes des cathédrales et des résidences princières. Les toit des Hospices de Beaune, ce palais pour les pauvres, sont sans conteste les plus beaux. C’est un trésor que vous n’imaginiez pas.

La Grande Vadrouille - Vous aimez bien tout ce qui est bon
La Grande Vadrouille - Vous aimez bien tout ce qui est bon
La Grande Vadrouille - Vous aimez bien tout ce qui est bon

“Dîtes 33” dans la Salle des Pôvres

Cette citation parlera à beaucoup d’entre nous. Et elle vous reviendra immédiatement en mémoire lorsque vous entrerez dans cette magnifique Salle des Pôvres. Vous avez deviné qu’il s’agit d’une des répliques de la Mère Supérieure à l’aviateur “Big Moustache”, réplique issue du film La Grande Vadrouille, avec Louis de Funès et Bourvil.

Lors du tournage de cette fameuse scène dans la grande « salle des Pôvres », l’hôpital est encore en activité. Il n’a sans doute pas été très facile pour les sœurs hospitalières de garder leur sérieux dans leur tâches quotidiennes. Lors de votre visite, vous découvrirez quelques anecdotes à ce sujet.

Surtout vous en apprendrez plus sur les balbutiements d’une médecine moderne, mise à disposition des plus démunis. Nicolas Rolin et son épouse, Guigone de Salins, avaient à cœur de proposer des méthodes thérapeutiques plus hygiéniques, plus efficaces et gratuites pour les nécessiteux. De quoi rassurer les malades de l’époque, même si la plupart avaient davantage foi en  Dieu que dans les soins des médecins.

Pour preuve, la Chapelle adjacente à la Salle des Pôvres accueillait les prières de guérison et de reconnaissance des malades, sous le regard bienveillant de l’archange du polyptyque du Jugement Dernier.

Voyage dans l’univers de la médecine

du XVème siècle

La visite vous entraîne dans les méandres de la médecine moderne. Vous découvrez comment l’architecture du lieu a été pensée pour améliorer l’efficacité des soins et l’hygiène. Certaines pratiques sont encore utilisées aujourd’hui, 6 siècles plus tard.

La collection d’objets de torture, pardon d’instruments médicaux est souvent étonnante. Vous vous direz que l’anesthésie a de bons côtés finalement.

Nous vous invitons ensuite à une chasse aux trésors dans l’apothicairerie. A vous de trouver, parmi les pots de faïence et les bocaux, les potions aux noms les plus évocateurs. Apercevez-vous la “Colle de poisson” ou la “poudre de cloportes”?

Visiter les Hospices de Beaune

La cuisine, élément primordial de la médecine

aux Hospices de Beaune

Dans les cuisines de l’Hôtel-Dieu, les sœurs s’activaient pour fournir une alimentation saine et équilibrée aux malades. L’organisation était millimétrée. On peut très facilement imaginer l’activité qui régnait dans cette salle austère mais fonctionnelle. Vous sentez la chaleur du foyer ? Vous entendez la broche tourner juste devant ? Le concert des cuillères en bois sur les cuivres ? Une bien belle symphonie pour un spectacle gourmand. Et le fumet qui s’échappe de la salle… De quoi revigorer n’importe quel malade.

Des ventes de vins

Pour financer les soins hospitaliers

Le Domaine viticole des Hospices de Beaune a mis en vente ses millésimes pour financer son hôpital. Les ventes de vins se faisaient à l’amiable puis par soumissions cachetées après la Révolution Française. Mais ce n’est qu’en 1859, que s’est imposé le système de vente aux enchères. Joseph Petasse, Économe des Hospices, conscient que la qualité des vins ferait venir à Beaune des acheteurs du monde entier, contribua à faire adopter ce type de ventes.

Depuis, la Vente des Vins des Hospices de Beaune est devenue le rendez-vous mondial des professionnels du monde viticole. Vous découvrirez donc au fil de la visite, comment s’est constitué ce domaine hors du commun. Vous aurez aussi un aperçu des appellations prestigieuses qui, aujourd’hui encore, financent les investissements de l’institution hospitalière, ainsi que l’entretien et la conservation du site de visite.

Le joyau des Hospices de Beaune

Le Polyptyque du Jugement Dernier

Ce polyptyque de Rogier van der Weyden, peintre flamand, a été réalisé entre 1443 et 1450. Ce retable majestueux a été commandé par Nicolas Rolin et fait donc partie intégrante des Hospices de Beaune depuis l’origine. Ses quinze panneaux représentent la thématique chrétienne du jugement dernier. Preuve, s’il en était besoin, du poids de la religion sur les âmes des malades et des soignants.

Admirer le Polyptyque peut prendre du temps, tant les détails de l’œuvre sont incroyables. Réservez-vous de précieuses minutes en fin de visite pour ne pas passer à côté.

A voir absolument pour

Ses toits sublimes

Son rôle sur la médecine du XVème à nos jours

Son Polyptyque magistral

Informations pratiques

Adresse

Rue de l'Hôtel-Dieu
Place de la Halle
BP 40104, Beaune

Tarifs

Tarif de base - Adulte Plein tarif12€
Autre tarif9€
Tarif jeunes5€
Tarif spécial--

Horaires d'ouverture

  • Lundi 09:00 - 19:30
  • Mardi 09:00 - 19:30
  • Mercredi 09:00 - 19:30
  • Jeudi 09:00 - 19:30
  • Vendredi 09:00 - 19:30
  • Samedi 09:00 - 19:30
  • Dimanche 09:00 - 19:30
  • Lundi 09:00 - 12:30 / 14:00 - 18:30
  • Mardi 09:00 - 12:30 / 14:00 - 18:30
  • Mercredi 09:00 - 12:30 / 14:00 - 18:30
  • Jeudi 09:00 - 12:30 / 14:00 - 18:30
  • Vendredi 09:00 - 12:30 / 14:00 - 18:30
  • Samedi 09:00 - 12:30 / 14:00 - 18:30
  • Dimanche 09:00 - 12:30 / 14:00 - 18:30
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